Il y a une constante dans la vie du Racing Club de Strasbourg Alsace. Les saisons passent, les déficits s'accumulent, le stade se rénove, les joueurs vont et s'en vont. Mais une tradition est en passe de s'installer : voir son entraîneur s'envoler vers l'Angleterre.
Rappelez-vous : en janvier 2026, Liam Rosenior avait quitté le bateau strasbourgeois en pleine saison pour rejoindre Chelsea et les fastes de la Premier League. Un départ abrupt et une page tournée dans la douleur avec une promesse tacite du club à ses supporters : plus jamais ça.
Six mois plus tard, l'histoire peut bégaier. Selon L'Équipe et la BBC, Ipswich Town, promu en Premier League après le départ surprise de Kieran McKenna, aurait fait de Gary O'Neil sa priorité numéro une. L'entraîneur gallois, arrivé en Alsace en janvier 2026, avait pourtant tout pour rassurer : un contrat jusqu'en 2028 (plus une année en option), un bilan flatteur en phase retour de Ligue 1 (5e meilleur comptable, 29 points), et deux demi-finales en poche : Ligue Conférence et Coupe de France.
Tout cela ne suffit donc pas à résister au chant des sirènes anglaises. Il faut dire qu'Ipswich avait déjà repéré O'Neil du temps où il officiait comme consultant pour Sky Sports. Le club du Suffolk a la mémoire longue et l'offre est probablement généreuse.
On ne sait pas encore si Gary O'Neil franchira le pas. Mais la simple évocation de son départ potentiel a de quoi provoquer un sentiment familier dans les travées de la Meinau : ce mélange étrange de fierté (nos entraîneurs sont donc bons) et d'amertume (nos entraîneurs sont donc amenés à partir plus vite que nos joueurs).
En attendant la suite, un conseil au Président du RCSA : il faudrait peut-être mentionner dans les futurs contrats d'entraîneur que la Premier League est une destination de vacances, pas professionnelle. À moins que le Racing ne revendique officiellement un nouveau statut : celui de meilleure école de formation de managers pour le football anglais.